02 Arrivée à Christchurch


Mercredi 19 juin, (à peine descendu de l’avion)

Il fait nettement plus froid à Christchurch qu'à Auckland, le manteau s'impose. Mais bon, j’ai pas trop envie de sortir dehors pour le moment (il n'est que 8h du matin). Je reste un peu dans l'aéroport, au chaud :)



Premier moment de solitude…

J'essaye d'appeler Hugo, le frère d’Elia, une fille que j'avais rencontrée en faisant du covoiturage entre Villefranche et Toulouse, il habite à Christchurch. Hugo travaille mais me récupèrera à 18h. En attendant, quartier libre !

J'en profite pour acheter une carte SIM locale (premier chalenge en anglais) : no problem !

A noter que les gens ont vraiment un accent bizarre ici : (« did » = « dud », « was » = « wos », « twelve » = « twolve », « see you » = « see ya »)

Je profite aussi du wifi gratuit de l'aéroport pour recontacter certaines colocs.

Une dame vient me parler, et me fait remplir un questionnaire sur l'airport. Elle me donne quelques conseils pour aller au centre-ville. C’est parti ! (« Euh, le bus 3, c’est par où ? »)



Premières impressions : les hommes ressemblent à des américains (grands, cheveux courts, petite barbe en forme de bouc et moustache courts (quand je parlais de détails inutiles …) et surtout : toujours avec un chewing gum !). Je suis de loin le plus petit. 


Le centre-ville, comme je m’y attendais, est complètement détruit/en construction. Depuis le tremblement de terre de 2011, l’hyper centre est rénové (appelé le « re-start ») mais dans les alentours, on trouve davantage de camions et grues que de voitures… Ici, la tenue à la mode est le gilet jaune ou orange et le casque de chantier !

 






 





















Je me rends au jardin botanique.


 







Christchurch est surnommée la ville des jardins : on y trouve beaucoup de parcs. Celui-là est plutôt joli. L'herbe est belle (bien verte) et parfaitement coupée Alors que je suis assis sur un banc, un vieux couple s'arrête, attiré par mon aspect de voyageur et ma valise. Ils sont super sympas et me racontent pas mal de choses sur Christchurch. Les gens ont vraiment l'air accueillant ici. (petite touche anglaise…)
  








Se faire accoster par un nain neo-zelandais qui vous lance un « boanjour, moan ami !» : check.


Finalement, Hugo ne pourra pas m'accueillir ce soir, il a un empêchement. Un peu affolé, je me retrouve seul dans une ville que je ne connais pas, il est 17h30 et la nuit tombe… (Quel thriller, n’est-ce pas ?) Mais pas de panique ! Je prends un bus et je trouve une petite auberge pas trop chère : foley towers. La fille de l'accueil a l'air super sympa, l'auberge est tout équipée : machine à laver, sèche-linge, cuisines, plusieurs salles de bains et salles Tv… Mais je n'en profiterai pas car crevé, je me couche à 18h.

Réveil vers 9h: bien dormi et reposé :)

Je pars faire un tour du quartier, en quête d'un wifi gratuit pour continuer à chercher une coloc. P’tit déj dans un parc, puis je m'installe à la « library of Christchurch » : free wifi !



Malgré les dizaines de mails envoyés et les coups de fil, je n'ai rien de concret, je continuerai ce soir. Je trouve une fille Argentine (je la remarque à son bel accent). On parle espagnol (ça fait du bien) : elle cherche du boulot à Christchurch.

Je retrouve Hugo le soir, on mange chez lui et sq copine (petite bière pour fêter mon arrivée) : il est vraiment super sympa. Il aime aussi voyager et fait du kayak. Je continue à envoyer des mails et à téléphoner pour les colocs. Nuit sur le canapé, au chaud.



Le lendemain, je discute avec la copine d’Hugo, Lyndi, malaisienne. On appelle encore pour des colocs. A 10h, deux amis argentins et une amie tchèque débarquent, on parle tous en espagnol et on prend du maté avec « galletitas » (la tchèque a vécu au Mexique) : trop bien ! (Mais faudra penser à parler anglais un jour !)



Ils me déposent en voiture dans le centre et je décide d'aller voir sur place si je trouve des colocs. Il fait vraiment froid dans ce pays, vraiiiiment.



Je fais le tour de l'université : c’est très grand et un peu vide, ça doit être les vacances. Je trouve l’office qui gère les chambres sur le campus : encore un échec.



Je visite les quartiers alentours : ilam et riccarton. C’est moins morbide que le centre-ville. En réalité, depuis le tremblement de terre, les quartiers aux alentours du centre-ville se sont développés pour devenir des « micro-centres » : pas mal du tout.



Le soir, je retrouve Hugo pour un « fish and chips ».

Je continue à chercher des colocs sur internet, en vain. 

Après le repas, Hugo me fait comprendre qu'il aimerait bien que je reste plus longtemps, le temps de trouver un appart, mais sa copine n'est pas trop d'accord. Je partirai le lendemain.



Un peu en panique, je passe toute la nuit à noter tous les numéros de tous les apparts possibles, près de la fac (une page A4 entière) car je n'aurais probablement pas internet plus tard.

Et c’est parti pour la chasse aux colocs !











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